AUTRES Et si ces musiques m’avaient bercé ? 16 juillet 2016

Il n’y a pas si longtemps que ça, je vous ai rédigé un article sur ces films qui m’ont fais grandir, qui m’ont changé. Vous l’avez tellement apprécié que je me suis dis que j’allais faire une petite série sur toutes ces choses qui font de moi ce que je suis aujourd’hui.

Cette fois-ci j’ai décidé de vous parlé musique. La musique qui me rappelle des souvenirs, celle qui me fait monter le son de la radio, celle que j’écoute si profondément que je ne la chante pas. Sachez malgré tout, que je ne suis pas une fille à musique. Je n’ai pas de chanteur préféré ou de chanson préférée. J’aime la mélodie et j’aime que ça me rappelle des souvenirs.
Et si vous vous demandez pourquoi cet article est illustré par un djembé, je vous invite à lire la suite !
Sting – Désert rose
Tout le monde connait sting, je crois qu’il est même inutile de vous le présenter. Malgré tout, c’est cette chanson de lui qui me touche plus particulièrement. Une chanson que j’ai découvert sur un vieux CD pendant mon adolescence.
Je crois que ce qui m’a plu en elle c’est son côté mélancolique. C’est la chanson qui traduisait mes sentiments de l’époque. Malgré tout, je n’ai pas chercher à comprendre le sens profond des paroles, je sais simplement qu’il parle du désert, du sable, de sa chaleur, et ce de façon mélancolique. Et tout ça, c’est un peu moi.
Je crois, que s’il fallait que je décrive cette chanson en un mot ce serait : envoûtant. Rien n’est plus beau que sa mélodie.
Henri Salvador – Jardin d’hiver
Ca commence bien, ce n’est pas une chanson mais un artiste que j’aime beaucoup. Peut être que vous connaissez ses chansons, peut être qu’il vous ai complètement inconnu. Mais avant de chanter du Jazz, il était plus fou, il a même chanté les aristochats, si si  !
C’est dans le salon de ma mère, à Madagascar, que j’ai entendu cette chanson la première fois. Depuis, elle me suit partout. Chaque fois que j’angoisse, chaque fois que j’ai peur. A chaque bonne nouvelle, j’écoute mon jardin d’hiver.
Un peu comme une berceuse vers laquelle je reviens pour m’endormir. Comme les paroles rassurantes d’une maman.
Et puis, il y a un peu plus d’un an, j’ai retrouvé son CD dans la vieille cachette de ma maman, depuis je l’écoute en boucle. Il me donne confiance avant un examen ou me calme quand je panique face à un obstacle. C’est une bulle d’oxygène avec laquelle je me laisse emporter.
Gary Jules – Mad World
Il y a encore quelque temps, je pensais cette chanson inconnue du public. Je l’ai découverte au collège. Et puis, par ces paroles très lourdes de sens, nous l’avions choisi pour illustrer la mort de Kennedy dans notre spectacle de fin d’année sur l’histoire américaine. C’était un tournant du spectacle et la scène ainsi que la musique a vraiment laissé une ambiance particulière dans la salle.
C’était un événement lourd de sens qu’on avait réussi à transmettre. Depuis ce moment, je me suis intéressée encore un peu plus à l’histoire. Je me suis demandée comment on pouvait éliminer des gens d’une façon si froide. Comment il était possible de décider seul de la façon dont un pays devrait changer. Comment il était possible de comploter. Et de fil en aiguilles, je suis devenue une grande passionnée de la Grande Guerre, puis de la deuxième. Surtout de la Deuxième.
J’avoue me casser un peu la tête à ce sujet. J’essai de comprendre comment. Comment et pourquoi il était possible d’en venir à haïr autant des personnes que l’on ne connaissait pas. Les textes sont multiples et les hypothèses aussi, mais je n’arrive pas à me satisfaire d’une.
D’ailleurs, pour cet intéressement à autant de chose et pour cette curiosité, je ne remercierais jamais assez mon beau père qui nous a toujours poussé à nous cultiver, à apprendre des choses nouvelles. Lui connait tellement de choses qu’il était plutôt simple de suivre son exemple.
Tiken Jah Fakoly – Plus rien ne m’étonne
Alpha bondi – Sweet Fanta diallo
Je vous parle souvent de ma mère et de mon beau père par ici, parce que c’est eux qui m’ont le plus appris. Malgré tout, je suis aussi la fille de mon père. Et même si aujourd’hui nous n’avons plus le temps de partager grand chose (et oui, 7000 km c’est un peu trop quand même), nous avons fait beaucoup de choses ensemble.
Je crois d’ailleurs que mes plus grosses bêtises c’était avec lui. Oui, j’ai fais tomber un 4×4 d’un pont parce qu’il confond sa gauche et sa droite ! Oui, nous avons bousillé la publicité d’un hôtel qui affirmait qu’il n’était accessible qu’en avion ou en bateau. Bon, on a mis presque une semaine pour pas énormément de kilomètres, on est passé par des endroits où on a failli se retourner, on a du couper des branches parce qu’on était plus gros que les charrettes, mais on l’a fait !
Et puis, j’associe mon père à tout mes souvenirs d’Afrique. A toute cette enfance sans problème, où on essayé de m’épargner le plus possible. J’entends encore ma mère, dépitée de stériliser mes biberons alors que je mange dans une vieille marmite de Touareg. Je me vois encore sur mes toboggans en dune de sable en pleins milieu du Sahara et je me revois dans des rivières à quelques pas des crocodiles. Il m’arrive aussi de penser encore à ces sapins de noël remplacés par des baobabs ou des épineux.
J’ai vécu toute ma jeunesse là bas. Et même si aujourd’hui je ne me vois plus y vivre, ces moments me manquent. Je crois qu’une partie de moi est resté la bas et ne reviendra jamais. Vous vous rappelez Out of Africa ? La fin représente bien mes sentiments. J’ai toujours besoin d’exprimer ma vie là bas. Non pas pour me rendre interessante, mais pour me souvenirs. J’ai toujours eu cette image idéalisée de l’Afrique et c’est d’ailleurs celle-ci que je veux garder.
Un dessert, un 4×4, des bougies, des pistes trop sablonneuses, pas d’électricité, pas d’internet. Un monde à part. Un monde à moi ! Vous comprenez donc l’image d’introduction et les deux musiques que nous écoutions en vadrouille.
Linda Lemay – Un truc de passage
J’ai longtemps cherché comment commencé ma phrase tellement cette chanson m’évoque de souvenirs. Je ne sais pas non plus ce dont je peux vous raconter ou non. Disons que c’est ma chanson triste. Je lui ai associé tout les mauvais souvenirs de mon enfance.
Et pourtant, comme je l’entendais résonner dans le salon, je l’ai toujours identifier au courage. Peut être de façon inconsciente, peut être autre chose. En tout état de cause. Quand j’entends cette chanson,  je pense à ma maman et je la vois encore plus forte que je ne pense qu’elle est.
C’est une chanson qu’elle n’écoute plus, peut être même qu’elle ne la supporte plus aujourd’hui. Peut être même que c’est une chanson complètement dépassée et vieillotte. Mais c’est ma chanson triste, ma chanson espoir, ma chanson de force.
Il est évident que tout ça n’a rien à voir avec les paroles mais pourtant la mélodie, la façon de chanter. J’ai l’impression d’avoir la sagesse de ma mère me disant sans cesse : « Allez, relève toi ! » « Ne baisse pas les bras ». J’ai l’impression, quand j’écoute cette chanson, qu’elle est derrière moi et qu’elle me pousse à me dépasser encore plus.
Magic system : Premier Gaou
Et enfin, je ne pouvais pas terminer cet article sans vous parler de Mia, Mia qui danse sans cesse sur Magic System. Ma Mia. Ma Mia c’est la femme qui s’est occupé de mon frère et moi depuis qu’on est tout petit. Comme une nounou mais en encore plus fort. Mia, elle a déménagé loin de Dakar pour nous, c’est la première à nous appeler pour nous souhaiter un bon anniversaire. Mia c’est ma deuxième maman.
Celle qui va interroger mon amoureux dès qu’elle le rencontrera. Celle qui donnera toute sa force pour aimer mes enfants. Mia c’est cette dame africaine qui s’est occupé de nous. Je devrais plutôt dire cette grande dame sénégalaise : sinon elle va me taper sur les doigts ! Il existe un lien entre elle et moi qui ne pourra jamais s’effacer.
Elle est, pour mon frère et moi, ce point d’ancrage dans notre vie. Ce point de repère qui nous aide. Et même si aujourd’hui je suis en France et qu’elle a recommencé sa vie au Sénégal, on s’appelle souvent. Mia c’est le seul coup de téléphone qui me fera pleurer de rire ou d’émotion. Elle me manque et pourtant je sais pertinemment que la prochaine fois que je la verrai ce sera pour une jolie nouvelle.
Je l’imagine déjà pleurer en nous voyant, ma mère, mon frère et moi. Je me rappelle encore toutes ces personnes qui l’identifiait comme la « Mia de Sarah ». A Dakar, elle se baladait partout avec nous. Elle nous emmenait partout et elle était redouté. On savait que s’il y avait un problème avec nous, on allait se confronter à Mia et qu’on allait passer un mauvais quart d’heure. Elle est reconnu et elle est généreuse. C’est ma Mia à moi.
Frank Sinatra – Fly me to the moon
Bien que mes souvenirs d’enfance vous soient résumés plus haut, j’avais tout de même envie de rajouter un bonus. Chacune de ces chansons m’ont permis de vous parler de ma famille proche. J’y ai évoqué à quel point je voyais ma mère courageuse, à quel point je remerciais mon beau père de nous apporter autant de curiosité et de culture. Mais aussi à quel point j’aimais Mia et je regrettais la distance qui s’était instaurée avec mon père. J’ai aussi évoqué mon frère dans presque tout ces moments.
Mais il y en a un dont je n’ai pas parlé. Un dont le chanteur préféré est Frank Sinatra (d’ailleurs, j’aurais franchement pu vous parler de l’étoffe des héros dans les films ! Je referais une deuxième session). Et même s’il fait parti de ma vie d’adulte, mes souvenirs avec ont tout autant de place par ici. Voilà maintenant presque deux ans qu’il partage ma vie, et je crois n’avoir jamais vécu autant de fou rire depuis. Je crois n’avoir jamais vécu autant d’anecdotes que depuis que je les partage avec lui. On est un peu comme deux enfants. Mais deux enfants qui s’aiment.

Et vous alors, quels sont les musiques qui vous évoquent des souvenirs les plus marquants ?

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2 Comments

  • Singulier Feminin posted on juillet 21, 2016 at 6:03

    Ohh j'adore ce genre d'articles ça me replonge dans les années 2000 ! On a eu les mêmes berceuses de notre enfance, et l'adolescence c'était Tryo, Tiken Jah fakoly (non a l'excision) et bien sur Magic System… Alala merci pour ces souvenirs <3

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    • admin6274 posted on juillet 22, 2016 at 1:42

      C'était vraiment mes musiques souvenirs ! Tout de suite je me remémore ces plages désertes de sable blanc après avoir travaillé, des eaux émeraudes, des road trip aussi fou qu irréalisables !

      Je suis heureuses qu'ils t'evoquent à toi aussi des moments de joie 🙂

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